A
l'insu de tous Je
travaillais avec cet homme sur les marchés
d'Ile de France depuis plus d'un mois. Je m'entendais bien avec lui.
Ce jour-là, il était déjà plus de treize
heures, il n'y avait plus personne sur ce marché, uniquement
des commerçants, comme nous, qui ramassaient leur marchandise.
Nos regards se sont croisés encore plus intensément qu'à l'accoutumée.
J'étais dans la camionnette en partie debout, en partie recourbée.
Je réceptionnais les marchandises qu'il me passait. Il a voulu
me montrer quelque chose dans la camionnette. Il m'y a rejointe. Nos
corps se sont frôlés. Il n'en fallait pas plus. Nous sommes
littéralement tombés dans les bras l'un de l'autre, à croire
que nous avions accumulé ensemble une formidable tension en
même temps qu'un réel et sincère désir de
s'envoyer en l'air. Il a immédiatement plongé sa langue
dans ma bouche alors que tous les deux nous tombions sur les paquets
alentour, les dits paquets amortissant le choc. Nous nous sommes enroulés
l'un à l'autre. Il a commencé par me dévêtir.
Je me suis laissée faire. Tout me semblait si naturel. C'est
ainsi que je me suis retrouvée nue. Il avait fermé la
porte de la camionnette. Il m'embrassait. Il était fougueux.
Mais j'étais aussi excitée que lui. Chacun de ses baisers
déchargeait dans mon corps une formidable dose d'adrénaline.
Je me suis pleinement abandonnée. |